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Tony Kunter Rss

Biographie

Tony KunterTony Kunter est né le 15 septembre 1983 à Toulouse d’un père capitaine de Police, et d’une mère secrétaire à la Police scientifique.

Son père malade, Tony Kunter passe une enfance cloîtré avec sa mère et sa sœur dans un petit appartement situé à Blagnac, en banlieue toulousaine. Durant tout ce temps, il se passionne pour l’histoire et l’écriture. Ses parents divorcent en 1997, ce qui provoque chez lui une véritable libération qui est remarquée par ses professeurs.

Brillant élève en histoire dès le collège, son enseignant lui propose de participer au Concours de la Résistance et de la Déportation. Il se passionne pour le sujet de cette année 1998, « Les étrangers dans la Résistance » et remporte le concours. Il le gagnera aussi l’année suivante sur le thème des « Lieux de Mémoire ».

Ces deux victoires se concrétisent par un voyage offert par le Conseil Général de la Haute-Garonne au cours duquel Tony Kunter est amené à visiter des camps de concentrations (Ravensbrück, Buchenwald, Oranienburg-Sachsenhausen, Mauthausen et ses commandos) avec des déportés. C’est un véritable choc pour ce jeune homme chétif, qui se rend compte du réalisme de l’histoire avec un grand H, à différencier de l’histoire romanesque.

Il s’intéresse alors aux théories du nationalisme allemand puis du nationalisme français. C’est au début de ses études d’histoire à l’Université Toulouse II-Le Mirail, en 2003, qu’il découvre l’Action française, mouvement nationaliste créé en 1899 par Henri Vaugeois et Maurice Pujo, dans le cadre d’un commentaire de l’affiche annonçant le premier numéro du journal quotidien (21 mars 1908). En 2005, Michel Toda dans son Bonald, théoricien de la Contre-Révolution lui inspire d’écrire sur les rapports entre Charles Maurras[1] et le vicomte Louis[2].

Après avoir circonscrit les éléments qui rapprochent les pensées de Louis de Bonald et Charles Maurras, Tony Kunter étend le problème à Joseph de Maistre[3]. Il conclut sur une instrumentalisation des deux auteurs par le « maître de Martigues » et présente alors le nationalisme intégral, corps de la doctrine de Maurras, comme une refondation contre-révolutionnaire pour le France du XXe siècle.

Dans le cadre de ses recherches, Tony Kunter se lie particulièrement d’amitié avec le rédacteur en chef de L’Action française 2000, Michel Fromentoux (né en 1943), ainsi qu’avec la belle-fille de l’auteur, Nicole Maurras, ce qui lui permet d’avoir accès à des sources inédites. L’étude de Tony Kunter dépasse l’analyse des trois droites de René Rémond[4] et infirme les thèses du fascisme ou proto-fascisme d’Ernst Nolte[5] (né en 1923) et de Zeev Sternhell[6] (né en 1935).

Il rencontre son illustre préfacier, Olivier Dard, Professeur à l’Université Paul Verlaine de Metz, spécialiste de l’extrême droite et des idées politiques, lors d’un colloque sur l’Action française au Centre d’Histoire de Sciences Po Paris (mars 2009).


[1] Charles Maurras (1868-1952) devient le chef de file de l’Action français dans les années 1900. Voir l’article de Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Maurras.

[2] Louis de Bonald (1754-1840), gentilhomme rouergat, fut l’un des chef de file de la pensée contre-révolutionnaire en France. Voir l’article http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Bonald.

[3] Joseph de Maistre (1753-1821), noble savoyard, constitue l’autre grande référence de la contre-révolution pour la France de la fin du XVIIIe-début du XIXe siècles. Voir l’article http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_de_maistre.

[4] René Rémond (1918-2007) analyse le mouvement d’Action française comme étant au carrefour des droites orléanistes, bonapartistes et légitimistes. Voir l’article http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_R%C3%A9mond.

[5] Ernst Nolte analyse l’Action française tel « le premier des fascismes parmi tous ». Il tente ainsi de déculpabiliser le peuple allemand de la singularité du national-socialisme.  Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Nolte.

[6] Zeev Sternhell voit en l’Action française un précurseur du fascisme en tant que « droite révolutionnaire ». Son analyse européiste oublie la spécificité de chaque histoire nationale ainsi que la genèse profonde de chaque courant du point de vue des idées politiques, les nivelant dans l’image d’une Europe entièrement fasciste au début du XXe siècle. Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Zeev_Sternhell.