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Je vous livre ici un article très critique du polémiste d’extrême-droite Alain Sanders paru dans le numéro 6937 du quotidien de la droite nationale Présent (jeudi 1er octobre 2009. www.present.fr). Je ne pouvais espérer un plus beau gage de neutralité que d’être attaqué par un pilier de l’extrême-droite. Cette critique, qui ne fait que citer quelques évidences contenues dans mon bouquin, et qui rend hommage au directeur historique du journal, Jean Madiran, atteste de l’impartialité de mon bouquin alors même que sur TLT, j’étais agressé par des journalistes se proclamant de gauche et me recevant non sans ironie. Tout les bords politiques sont dérangés par mon oeuvre. Alain Sanders ne rend pas compte de toute la nuance, de toute la richesse, et de toute la qualité historique de mon ouvrage. C’est à regretter. Cet article appartient au registre du simple billet d’humeur, sans grand fondement. Il s’agit juste de faire du tapage. Je remercie Présent pour cette belle publicité ^^ faite ex negativo.
Tony Kunter : « Charles Maurras, la contre-révolution en héritage » [le titre de mon ouvrage est pour héritage, M. Sanders a la cervelle trop petite pour retenir un titre, ce qui doit aussi expliquer la pauvreté de son article]
C’est Maurras qu’on assasine… [quel titre grandiloquent et exagéré !]
Quand paraît un nouveau livre sur Maurras, concocté par un « jeune auteur » comme c’est le cas avec le Charles Maurras, la contre-révolution en héritage (NEL) de Tony Kunter, mon premier réflexe est de chercher dans les pages de l’oeuvre, l’index, la bibliographie, où est cité le nom de Jean Madiran. Parce qu’il me semble difficile, pour ne pas dire impossible, de parler du grand Martégal sans « évoquer » Madiran dont l’un des tout derniers livres s’appelle Maurras toujours là (Consep). Pour ne rien dire de son Pius Maurras (DMM, 1966) et de son Maurras (paru en 1992 aux… NEL).
Alors j’ai tourné, retourné, re-retourné le livre de Kunter et il a bien fallu que je me rende à l’évidence : pas la plus infime mention du nom de Madiran, même dans la plus obscure note de bas de page. Ca commençait mal…
Mais j’ai quand même lu l’ouvrage dont le titre, s’il ne m’apprenait pas grand-chose – « La contre-révolution en héritage » via Maurras, ce n’est pas vraiment une découverte – aurait pu m’apprendre quelque chose et, qui sait, m’apporter quelques bonnes surprises. L’honnêteté me contraint à dire, nonobstant l’accueil enthousiaste fait à ce livre par des gens d’Action française, que je n’en ai eu aucune. Pire : je n’en ai quasiment eu que des mauvaises.
Comment accepter, par exemple, une phrase de ce type : » C’est la dernière décennie 41-51 qui rend particulièrement ambiguë (sic) la pensée maurrassienne » quand cette décennie-là, justement, est particulièrement lumineuse de la pensée maurrassienne? Comment accepter – première nouvelle – l’affirmation d’une « rupture [de Maurras] avec Barrès »? Comment peut-on écrire, contre toute évidence, que Maurras allait « tenter de se voiler la face devant les concessions indirectes que la ligne maréchaliste lui faisait entériner par procuration »?
Et pire, car là est quasiment le blasphème, cette autre phrase : « Quand il écrit son article sur Roger Worms le 2 février 1944, Maurras se bat sur une « ligne de crête » qui n’existe plus, ce qui le fait basculer, quoi qu’on en dise dans le camp de l’Axe et de l’Occupant ». Maurras « dans le camp de l’Occupant »? (1) Mon dieu…
Il y a quelques années, un écrivain qui ne manque de talent, et qui est aujourd’hui à l’Académie française, écrivit des pages pour louer le littérateur et le poète Maurras et finalement conclure : « Dommage qu’il se soit perdu dans la politique ». Avec des admirateurs de cet acabit, il est sûr que Maurras n’a pas besoin d’ennemis.
En veut-on une dernière pour la route (parce que sinon j’en arriverais à être désagréable)? La voilà : « Si [Maurras] fut le restaurateur indéniable de l’idée du roi dans les années 1900, il en devint le grand fossoyeur [pas moins...] en essayant de prendre une place éminente au sein du régime de Vichy, ce qui le rendit complice par procuration de l’aide que l’État français a fournie au système national-socialiste. » Fermez le ban.
Alain Sanders
(1) Ou encore : « Le « maître » [les guillemets sont de l'auteur] condamnait (…) sa doctrine à une défaite et un interdit certain, en raison de sa collusion (sic) désormais facilement prouvable par son appartenance au camp des vaincus de la Seconde Guerre mondiale ».


[...] pour être complets que Tony Kunter rapporte sur son site un article sévère d’Alain Sanders dans Présent. Notre rôle n’est bien entendu pas de prendre parti, mais une polémique est [...]