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Tony Kunter Rss

Maurras et la Ve République

Posted on : 29-08-2009 | By : admin | In : Articles divers

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Il est certain que notre régime actuel doit beaucoup à Charles Maurras. De Gaulle s’est inspiré a minima de la pensée maurrassienne pour penser la Ve République. Le Général avait d’ailleurs fréquenté l’Action française de très loin durant ces jeunes années. Il y avait animé une conférence. Son Vers l’armée de métier (1934) avait reçu le soutien de Charles Maurras.
L’autorité en haut, les libertés en bas, un chef de l’Etat omnipotent, un véritable monarque républicain ; la décentralisation… autant de points qui viennent de la pensée maurrassienne. Parmi les proches de De Gaulle, il y avait bien André Malraux, qui avait préfacé un bouquin de Maurras. Un universitaire, Rodolphe Lachat, a tenté d’analyser les ponts existant entre gaullistes et maurrassiens. Il y eut bien Pierre Boutang, proche et descendant de Maurras, qui a soutenu le Général De Gaulle. Son journal La Nation française a été financé par les gaullistes.
Pour autant, notre régime de Monarchie républicaine ne satisfait pas les royalistes orthodoxes. Ils voient dans la Ve République une dissolution de l’entité nationale au profit de la supranationalité européenne. Ils critiquent le parlementarisme. Ils critiquent l’influence des lobbys de toute sorte qui font de la démocratie une vaste supercherie où le citoyen n’est plus considéré que comme un consommateur docile.
Oui, il y a héritage de la refondation contre-révolutionnaire maurrassienne au sein de la Ve République. C’est aussi pour cela que je critique les positions d’Ernst Nolte et Zeev Sternell. Dire que Maurras était un fasciste, d’abord, c’est anachronique ; ensuite cela relève d’enjeux personnels à chacun des deux auteurs. Ernst Nolte entend déculpabiliser ainsi son peuple de la singularité du national-socialisme. Zeev Sernhell, historien israélien, perçoit l’Europe comme le vieux continent et nivelle toutes les singularités nationales au sein d’un même ensemble. De plus, il est fort sensible à l’antisémitisme et aime à taxer de fasciste tout ce qui ne va pas dans son sens.
Dire que Maurras est un fasciste, c’est donc s’attaquer gravement à nos institutions contemporaines. Tout ceci témoigne de l’actualité de mon bouquin pour qui souhaite comprendre la genèse de ces dernières.

Une lettre de l’écrivain Ghislain de Diesbach

Posted on : 18-08-2009 | By : admin | In : Réactions

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Suite à l’envoi de mon bouquin, l’écrivain spécialiste de l’histoire des émigrés, Ghislain de Diesbach, m’a envoyé cette lettre :

« Monsieur,

C’est fort aimable de votre part de m’avoir envoyé votre essai sur Maurras et ses pères spirituels, ce qui m’a beaucoup appris, car je dois avouer que ma science est courte à ce sujet, pour ne pas dire inexistante, n’ayant jamais lu de Maurras que ce qu’il a écrit sur Chateaubriand. Et pour continuer à faire preuve de franchise, je vous dirai que n’ai jamais rien lu de Bonald, ni de Joseph de Maistre, à l’exception des Soirées de Saint-Pétersbourg, bien ardues à lire et de certaines correspondances concernant l’Emigration…

Ainsi vous avez, comme on disait au début de la Révolution, « dissipé les ténèbres de l’ignorance ». J’ai admiré votre érudition, votre conscience professionnelle qui vous a fait rechercher jusqu’aux inventaires des bibliothèques et l’art avec lequel vous faites assimiler par le lecteur des notions souvent bien austères.

Il me semblait que Maurras ne s’était jamais marié. Comment Nicole Maurras pouvait-elle être sa belle-fille? N’était-elle pas plutôt sa nièce, ayant épousé son neveu? Il me semble avoir rencontré jadis celui-ci chez Jean-François Chiappe.

Avec mes remerciements et mes compliments, veuillez bien agréer je vous prie, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Ghislain de Diesbach « 

Au sujet de Nicole Maurras, Charles avait adopté son neveu Jacques, qui était donc aussi son fils. Voilà pourquoi elle est la belle-fille de Maurras.

Jean-Marie Le Pen répond à Tony Kunter

Posted on : 16-08-2009 | By : admin | In : Réactions

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Lors du lancement d’un bouquin comme le mien, il n’est pas rare de recevoir des réactions d’hommes politiques. C’est ainsi que j’ai reçu celle de Jean-Marie Le Pen. Même si je suis loin de partager ses idées, j’ai jugé opportun d’envoyer mon ouvrage à une institution de l’extrême-droite telle que lui. Le leader du FN m’a répondu par une petite carte dédicacée :

« A Tony Kunter qui a ajouté un beau livre à la bibliographie du maître de Martigues. Cordialement, Jean-Marie Le Pen.

PS : Je ne manquerais pas de citer votre ouvrage lors d’un des « blogs » de la rentrée. »

La Contre Révolution pour héritage

Posted on : 16-08-2009 | By : admin | In : Promotion initiale

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Sortie le 1er septembre 2009 Charles Maurras La Contre-révolution pour héritage

Charles Maurras La Contre-révolution pour héritage

Le Premier septembre est sorti Charles Maurras, la Contre-Révolution pour héritage aux Nouvelles éditions latines. Le premier livre de Tony Kunter s’appuie sur une épistémologie de l’histoire des idées fort novatrice, en se rattachant à l’école de la contextualisation de Quentin Skinner tout en en énonçant les limites. Cet essai est aussi fondé sur une histoire à la source, dépassant la traditionnelle histoire-problématique à la française.

Analysant les rapports entre Louis de Bonald et Charles Maurras, Tony Kunter conclut à la captation d’un héritage en déshérence. Autour de Joseph de Maistre se joue les rapports entre positivistes et catholiques au sein de l’Action française. Enfin, cette récupération et ce recalibrage d’auteurs s’apparentent à une refondation contre-révolutionnaire, centre névralgique de la pensée de Charles Maurras.

Voilà tout le programme du bouquin de Tony Kunter qui présente une analyse de la pensée de Charles Maurras des plus inédites. Un bouquin à lire absolument. Le sujet reste, en effet, d’actualité. Le pensée maurrassienne a largement influencé la Ve République jusqu’au concept de monarchie républicaine que nous vivons de nos jours.