Contre la guerre révolutionnaire : C’est Villepin qu’il nous faut
Publié le : 03-02-2010 | Rubrique : Articles divers
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Comme le rappelle Jean-Pierre Nicolas dans son éminent ouvrage éponyme paru en 1989, nous vivons depuis deux cent ans sous le régime de la guerre révolutionnaire. Et le gouvernement actuel est à l’optimum de celle-ci.
En effet, les ultras libéraux sarkozystes sont dans la place et ils n’en restent pas là. Que dire de leurs compromissions avec la gauche pro-libérale et de leurs permissivité vis-à-vis de la droite révolutionnaire. Comme aimait à la dire Maurras, il y a de nos jours de nombreuses fraudes dans le langage politique et un vieux sage aurait beaucoup à faire pour rappeler à tout ce petit monde l’art des définitions.
Toute l’idéologie révolutionnaire s’exprime aujourd’hui en trois camps qui expriment le système partisan de manière excessive. D’un côté la gauche révolutionnaire, qui n’hésite pas à présenter des candidats islamistes voilés aux élections et qui veulent semer une nouvelle Terreur dans le pays. D’autre part, les libéraux mondialistes, qui souhaitent voir disparaître l’entité nationale. Enfin, la droite révolutionnaire, lepeniste, qui a fait du nationalisme quelque chose d’obscène et scabreux et qui vit dans la nostalgie maladive du national-socialisme hitlérien. Si Le Pen remportait quelque élection, le pays serait en état de guerre civile, comme du temps de Vichy. C’est sa fille qui risque de lui succéder et d’aucuns savent qu’elle est furieusement libérale.
Le désespoir, face à ces vastes mouvements de l’histoire présentés comme inéluctables tel le monstre européen, pourrait l’emporter. Ce serait verser dans la sottise la plus absolue. Une solution transitoire avant l’utopie de la vraie monarchie existe. Elle est à mi-chemin entre le gaullisme, dont certains nous disaient qu’ils en étaient faute de mieux, et le maurrassime. L’affaire n’est pas nouvelle. Comme nous le disions il y a quelques temps, la Vème République dans son essence est assez monarchique. Tel était la volonté du Général qui promettait secrètement au Comte de Paris un futur trône. Cette ambition manquée a donné lieu à une forme politique nouvelle : la monarchie républicaine.
Le pouvoir d’un seul, l’autorité en haut; et des contre-pouvoirs démocratiques, les libertés en bas. Ce régime demeure largement imparfait, la majorité parlementaire exerçant une trop forte pression sur le chef de l’Etat. Ne parlons pas non plus de notre perte de souveraineté délaissée à un bordélique Parlement européen régi en arrière plan par le complots des lobbys de toutes sortes.
Certains pourraient croire que le sarkozysme est une forme de monarchie républicaine. Il n’en est rien. Il s’agit bien plus d’une tyrannie hystérique pondérée par le flegme mou de notre Premier Ministre, M. Fillion.
Alors, face à cette profusion de personnalités révolutionnaires, il y a un homme, hors du commun, qui pourrait assumer la lourde tâche de mettre en place la monarchie républicaine. Il n’est pas totalement acquis à l’idée nationale mais cela devrait bientôt venir alors que Sarkozy a décidé de s’attaquer – décision surréaliste pour un chef de l’Etat français – aux Français de souche. Il est cependant conscient que le régime des partis ne fait qu’alimenter la guerre des Frances démarrée officiellement en 1789. Il est enfin mesurée face aux questions sociales, l’intégration des Français des cités, ou encore le droit des plus riches à librement faire prospérer leur héritage, fruit d’un dur labeur ou de celui des générations qui les ont précédés.
Cet homme, il s’agit de Monsieur de Villepin. D’envergure internationale, il a de quoi redonner à la France la place qu’elle mérite dans le concert des nations. Patriotes il ne laissera pas la souveraineté nationale entre les mains des lobbys européens. Cohérent, il aménagera la laïcité républicaine, qui a instauré en France, sans le vouloir, la guerre des religions, en laissant à la tradition des droits prioritaires, c’est à dire en redonnant son rôle à la religion catholique apostolique et romaine. Oui, penser la modernité, tout en respectant la tradition, tel sera le programme de M. de Villepin. Faites de lui un monarque républicain, où la France est vouée à disparaître dans les dix prochaines années. Redonnons enfin à la France un régime de mesure, de tempérance, et d’unité, et les entrepreneurs reprendront confiance en eux pour nous sortir de la crise actuelle.
Tony Kunter

